Droit de la formation
ACTUALITE
Date de parution : lundi 24 décembre 2007
|
Rapport accablant pour le CNAM, selon la FERC CGT (communiqué) Communiqué FERC CGT Le rapport de l'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche (IGAENR) et de l’Inspection générale des finances (IGF) est accablant pour le Cnam. Il confirme nos analyses et nos propositions que nous essayons de faire prendre en compte depuis plus de vingt ans.Il dénonce des pratiques financières et comptables qui doivent être absolument sanctionnées. Rappelant la mission de promotion supérieure de travail du Cnam, ils critiquent son offre de formation « illisible » et désormais trop proche de celle d’une université. Ils confirment que, loin « d’être allé au bout des améliorations » comme elle tente de l’affirmer, la Direction du Cnam a géré l’établissement de manière catastrophique. C’est un véritable séisme, qui place notre établissement devant ses propres responsabilités.Mais les rapports incriminent également notre Ministère de tutelle, puisqu’ils montrent notamment l’absence de politique pour le Cnam et de clarification de nos missions.Aucune initiative de discussion au CNESER sur la place du Cnam et de ses missions nationales dans le dispositif de la formation professionnelle régionalisée par exemple. Les personnels et les organisations syndicales ont été les seuls à porter l’exigence d’une réforme des statuts avant et après le décret de 1988 sans être entendus. Nous nous souvenons du discours et de la position de notre Administratrice Générale fraîchement nommée : ¨Je ne toucherais pas au statut¨.Nous avons combattu les statuts imposés par les professeurs titulaires de chaires en 1988 sous la direction du Professeur Saint Paul. Mais nous avions obtenu une représentativité des personnels dans les départements et les instituts aujourd’hui balayée par l’organisation en Pôles. Les missions, la place et le fonctionnement des CRA dans le Cnam ont toujours été problématiques. Nous nous sommes prononcés pour leur ¨nationalisation¨ par un pilotage national pédagogique ainsi que leur gestion en partenariat avec les régions.Il est trop facile d’accuser uniquement le statut actuel de tous les maux… La Direction du Cnam a fait des choix politiques, elle doit aujourd’hui en assumer toute la responsabilité. Elle a même anticipé la loi sur les Universités pour mener sa politique immobilière.La Direction du Cnam a imposé, de manière dirigiste, une transformation des modes de gestion et de la construction de l’offre de formation ; ce qui a eu pour résultat de dessaisir l’établissement – ses structures et ses personnels – de ses propres décisions. Ajoutez à ce constat, l’absence de dialogue social et vous obtenez une démobilisation générale des personnels du Cnam.Le danger d’une telle situation serait de se voir imposer par le ministère un statut sans débat et sans véritable concertation avec les personnels et les acteurs sociaux économiques. La proposition d’un changement de statut ne peut s’inscrire qu’en préalable à la réponse sur des questions essentielles portant sur la mission principale du Cnam la promotion supérieure du travail.Quelle est aujourd’hui la spécificité du Cnam dans le dispositif de la Formation professionnelle nationale et territoriale ? Quel doit être la nature de son public ? Pour quels types de formation ? Qui définit les besoins de l’offre de formation ? Comment sont-elles élaborées et avec qui ? Comment y répondre ? Pour quels types et niveau de reconnaissance (diplômes, titres, certificats…)La situation du Cnam est grave. Il est temps de répondre à nos propositions, maintes fois évoquées, d’un véritable débat national sur le Cnam mettant en présence, auditeurs, personnels, pouvoirs publics, organisations syndicales et patronales.C'est en fonction du résultat de l’ensemble du travail qui reste à faire que nous pourrons envisager une modernisation statutaire du Cnam Le Cnam a un savoir faire incontestable. Il possède un corps d’enseignants de qualité et un personnel BIATOSS dont les compétences ne sont plus à prouver. Il doit trouver les ressources pour rebondir devant ce constat inquiétant.Cela doit devenir l’affaire de tous. Pour la CGT, nous restons disponibles à toutes initiatives qui contribueraient à la construction de propositions alternatives pour moderniser le Cnam dans l'intérêt des personnels et de ses missions de promotion supérieure du travail dans le cadre du service public.La FERC-sup CGT demande :- Le gel de toutes décisions entraînant l’avenir du Cnam par une direction en fin de mandat - Un financement de l’Etat pour la formation professionnelle à hauteur des besoins - L’exploration de solutions alternatives au PPP pour la réhabilitation du Conservatoire - Le maintien et le développement de l’emploi public statutaire et l’arrêt des licenciements - Un débat démocratique au sein de l’établissement associant les diverses catégories de personnel pour définir les modes de gouvernance répondant au mieux à la mission et aux spécificités de l’établissement - Un véritable débat national sur l’avenir du Cnam mettant en présence auditeurs, personnels, pouvoirs publics, organisations syndicales et patronales. Source : FERC
CGT Les "+" de Droit de la formation.com Pour recevoir gratuitement notre newsletter
Pour poser une question ou échanger (Forum de discussion)
|
|
"Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur". |
Mentions légales CNIL Droit d'auteur Nous contacter Notre newsletter
|
|