Droit de la formation
ACTUALITE
Date de parution : lundi 24 décembre 2007
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Nouvelle réforme de la formation : "L’ensemble du dispositif arrêté en 2003 doit être adapté", pour la CGC Que de chantiers sociaux ouverts en même temps ! Ils vont jusqu’à télescoper la négociation entre partenaires sociaux et les lois adoptées par le Parlement. La conférence sociale de ce 19 décembre avait précisément pour objet de définir les thèmes sur lesquels nous devrons trouver rapidement des solutions. J’ai rappelé au président de la République, au gouvernement, au patronat qu’une bonne réforme, comme une bonne négociation, est celle qui est comprise par tous et que chacun s’approprie. La loi ou l’accord n’est pas une fin en soi mais le début d’un processus. Savoir si cette loi ou cet accord répond au problème posé nécessite une évaluation permanente et des correctifs, le cas échéant. Nous approchons du terme de la négociation sur la modernisation du marché du travail et, quelle qu’en soit l’issue, le travail accompli depuis le 7 septembre dernier aura été utile. Nos efforts pour répondre au défi de sécurisation juridique, côté employeurs et de sécurisation des parcours professionnels, côté salariés, ne pourront être ignorés par le législateur. La suite logique sera de faire évoluer notre système de formation professionnelle. L’ensemble du dispositif arrêté en 2003 doit être adapté afin que tous les salariés développent et actualisent leur panel de compétences. J’ai proposé qu’il soit tenu compte des bonnes pratiques, telles celles qui consistent à formaliser l’état des connaissances et des lacunes, puis d’établir un programme individuel de formation combinant enseignement traditionnel, télé-enseignement et expériences pratiques. Par ailleurs, les seniors doivent être reconnus comme une réelle valeur de l’entreprise. Ils ne prennent pas la place des jeunes ! Ils peuvent, via le tutorat, faciliter l’insertion. Quant à la question de la représentativité, la CFE-CGC demande des critères définis au niveau national. La mesure de l’audience des organisations syndicales nécessite une élection qui intéresse tous les salariés et qui bénéficie d’un fort taux de participation. Les syndicalistes ne seront légitimés qu’à cette condition et à celle de voir les salariés devenir acteurs du dialogue social en se syndiquant. Astucieusement, le chef de l’État a glissé dans le paquet de la représentativité, le temps de travail... en renvoyant aux partenaires sociaux le soin de définir son champ contractuel et en ouvrant la possibilité à chaque entreprise de le négocier. Je lui ai dit qu’il était hors de question de voir le Code du commerce se substituer au Code du travail par le développement du travail indépendant, où les conditions d’emploi se négocient de gré à gré, au détriment du salariat. La durée légale doit rester une donnée intangible, une référence autour de laquelle on s’adapte. Malgré les incitations de Nicolas Sarkozy, les parties prenantes ne pourront pas aller plus vite que la musique. Tous ces dossiers méritent d’être traités selon la méthode qui leur convient le mieux : l’efficacité. Et l’efficacité, on la juge au résultat. Tout le reste n’est que billevesée... Source : CFE CGC Les "+" de Droit de la formation.com Pour recevoir gratuitement notre newsletter
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