Droit de la formation
ACTUALITE
Date de parution : lundi 24 décembre 2007
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Pour l'UNSA, "l'auto satisfecit" des signataires de l'ANI de 2003 ne doit pas occulter "la persistance de l’inégalité d’accès à la formation, dont sont victimes les salariés les moins qualifiés et ceux des petites entreprises" Les signataires de l’accord national interprofessionnel de 2003 se récemment félicités du développement des nouveaux outils, introduits par la loi du 4 mai 2004 sur la formation professionnelle tout au long de la vie. Cet auto satisfecit n’occulte pas la persistance de l’inégalité d’accès à la formation, dont sont victimes les salariés les moins qualifiés et ceux des petites entreprises. D’autre part, le dernier rapport du Comité d’orientation des retraites pointe sans détour le faible taux d’accès à la formation des seniors. Ce déficit n’est pas sans corrélation avec un taux d’emploi des plus de 50 ans inférieur à la moyenne européenne (37,8% contre 42,5%). On ne modifiera pas cette situation préjudiciable à notre système de retraite par répartition si l’on ne permet pas de réelles possibilités de formation tout au long de la vie. Sans négliger les apports de la loi 2004, tel le DIF, la réforme de la formation professionnelle continue reste à faire, avec pour objectif premier l’accès à la formation de ceux qui en sont le plus éloignés. La priorité doit être accordée à l’insertion professionnelle des jeunes, au développement des compétences des salariés confrontés à la précarité du travail et aux demandeurs d’emploi. Pour être efficace, il faut agir au plus près des besoins. Dans l’entreprise, les objectifs collectifs et individuels de formation doivent s’appuyer sur une véritable analyse de l’évolution des métiers et des emplois. La transparence sur sa stratégie est indispensable pour construire les progressions professionnelles, réussir les mobilités et préparer les transitions. La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences doit concourir à tous ces objectifs, sous réserve d’un dialogue social dynamique et d’un minimum de confiance. Au regard de l’enjeu et pour mobiliser tous les acteurs, l’UNSA revendique la négociation d’entreprise sur la formation. Trop souvent abordée au seul moment de la perte d’emploi, l’employabilité des salariés doit faire l’objet d’une anticipation afin de participer à la sécurisation des parcours professionnels. Sans contester le rôle des branches professionnelles, le niveau territorial est le plus pertinent pour articuler la qualification et l’emploi, repérer les besoins de compétences et préparer les évolutions du marché du travail. L’espace régional permet de construire des politiques de formation et de validation des acquis au plus près des demandes sociales et du développement économique des territoires, d’accompagner les individus dans leurs parcours et d’apporter conseils et appuis aux petites et moyennes entreprises. Dans cette période de vœux, formulons celui d’une année 2008 ambitieuse pour la formation. Source : UNSA Les "+" de Droit de la formation.com Pour recevoir gratuitement notre newsletter
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