Droit de la formation
ACTUALITE
Date de parution : lundi 19 novembre 2007
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"Gérer la différence par les compétences", le point de vue de Louise Charette (CRHA - Québec) Faire de la gestion de la différence une réussite
Articuler la différence autour des facteurs
organisationnels La mise en place de nouvelles de pratiques de gestion est également un moyen d’intégrer la différence aux facteurs organisationnels. La philosophie de gestion à adopter en regard de la diversité passe par une démarche par compétences. La mise en place d’une gestion par les compétences peut avoir un effet intégrateur du fait qu’elle associe systématiquement le rapport individuel au travail et la coopération collective. De plus, les compétences ne sont pas propres à l’âge et, dans, certains cas à la culture. Gérer la différence par les compétences permet d’éviter de tomber dans les pièges de perception et également de respecter l’égalité des chances lorsqu’il s’agit de pourvoir les postes. En fait, le modèle de la compétence offre :
La démarche par compétences est reliée à l’employabilité. Elle peut contribuer, par une meilleure connaissance de soi et de ce qu’on sait faire, à lever certaines barrières devant un nouveau contexte de travail. Regarder la différence à travers la lunette de la compétence est un moyen d’amener les équipes à percevoir la différence non pas comme un problème, mais bien comme une plus-value leur permettent d’évoluer collectivement. Enfin, ce type de démarche peut permettre de répondre de manière adéquate aux besoins des minorités. Tout acte d’acquisition et de développement de compétences est essentiellement vécu par les minorités comme un moyen de progression et d’épanouissement qui, par conséquent, engendre une meilleure intégration. Le cadre de la démarche par compétences peut être un des moyens pour dépasser la subjectivité. En effet, la logique de cette démarche peut aider à l’émergence d’un potentiel qui est parfois confus pour l’employé et pour ses supérieurs. Dans la logique compétence, on valorise le salarié par une démarche positive : c’est la compétence qu’on évalue et non la différence. L’évaluation des compétences permet de donner des points de repère à la minorité et de combler ainsi ses besoins en matière de sécurité et de reconnaissance. La gestion d’une équipe diversifiée La gestion de la différence repose en grande partie sur la qualité de l’encadrement, dont le rôle premier est alors de valoriser la différence. Le gestionnaire doit se prononcer sans équivoque sur la valeur de la diversité. La valorisation de la différence passe en premier lieu par une analyse de la réalité culturelle par le gestionnaire. Ensuite, par une prise de conscience de l’interaction entre cette réalité et la situation de l’entreprise, et ce, en vue d’un ajustement. Le gestionnaire doit s’employer à éliminer les obstacles qui empêchent les personnes d’optimiser leur rendement, tout en veillant à ce que la productivité de l’organisation soit optimisée. Pour ce faire, il doit mettre en place des mécanismes qui mettent en relief les valeurs d’égalité et de respect au sein de son équipe. Le gestionnaire doit apprendre à intégrer la différence, avec ses avantages et les obligations au sens législatif, dans sa pratique de gestion.
Source : ORHRI Les "+" de Droit de la formation.com Pour recevoir gratuitement notre newsletter
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