Droit de la formation


Actualité

Dossiers

Textes officiels

Forum de discussion

Librairie online

Page d'accueil

 

 

ACTUALITE

Date de parution : Lundi 30 avril 2007

Déclaration de la CFDT après son audition auprès de la mission sénatoriale sur la formation

Face à la mission sénatoriale sur le fonctionnement de la formation professionnelle, la CFDT a émis des pistes pour rapprocher du système actuel ceux qui en sont éloignés.

«La formation doit être considérée comme un investissement, et non comme un coût, et la véritable difficulté réside dans son accès inégalitaire. » Évacuant d’emblée, face aux sénateurs de la mission sur le fonctionnement de la formation professionnelle, le faux problème du financement, Annie Thomas, secrétaire nationale, a rapidement centré ses propos, sur les « zones d’ombre » du système actuel. Système dans lequel elle inclut la formation initiale avec laquelle « une nécessaire continuité doit être assurée », pour « éviter d’alimenter la chaîne de l’exclusion ».
Après avoir insisté sur « l’accès difficile à la formation des personnes les moins qualifiées, ayant généralement connu l’échec scolaire », la secrétaire nationale a regretté « le parcours du combattant » qu’elles doivent affronter pour accéder à la formation. Elle a notamment déploré « l’absence de dispositif permettant de “ récupérer ” l’ensemble des jeunes sortis de l’école sans qualification, qui représentent chaque année 20% d’une classe d’âge ». En effet, si la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans, « la nation ne s’est pas fixé d’obligation pour ces jeunes qui quittent le système scolaire sans qualification. Or bon nombre peuvent rester en galère dix ans avant de les voir réapparaître comme bénéficiaires du RMI… ».

La personne au centre du dispositif de formation. À ce stade, Annie Thomas a fait référence au système suédois au sein duquel « ces jeunes sont obligatoirement pris en charge par les collectivités territoriales et orientés vers des stages, des contrats, un retour vers le système scolaire, etc. Il serait utile d’instituer en France un dispositif de ce type ». La secrétaire nationale a également estimé qu’il manquait « un dispositif, long et qualifiant, destiné aux personnes voulant se reconvertir, et une véritable “ plate-forme ” d’orientation facilitant la mobilité professionnelle, à l’exception des métiers dits “ en tension ” qui font l’objet d’une prospection ». Enfin, à son avis, « il conviendrait de permettre un accès plus aisé à la formation des demandeurs d’emploi non indemnisés ».
En conclusion, la secrétaire nationale, également présidente de l’Unedic, a insisté sur « la nécessité de mettre la personne au centre du dispositif de formation » et sur « l’amélioration de la gouvernance du dispositif », en tenant compte notamment de « l’apparition de nouveaux acteurs, tels les conseils généraux et régionaux ».
Annie Thomas, accompagnée de Jean-Luc Gueudet, secrétaire confédéral, à cette audition, qui s’est déroulée le 21 mars dernier, a précisé aux sénateurs que les partenaires sociaux avaient décidé « d’anticiper sur le bilan de l’Accord national interprofessionnel de 2003 par rapport à la date initialement prévue ». Par ailleurs, la CFDT entend faire sa propre évaluation, notamment « sur les pratiques syndicales de mise en œuvre de l’accord, au moyen d’une enquête effectuée sur tout le territoire par un cabinet spécialisé ». Enquête dont les résultats sont attendus pour le mois de mai prochain.

en partenariat avec la
(JPG)

Notre sélection de livres sur la formation professionnelle

Les "+" de Droit de la formation.com

Pour recevoir gratuitement notre newsletter

Cliquez ici

 

Pour poser une question ou échanger (Forum de discussion)

Cliquez ici

 

 

"Aucune reproduction, même partielle, autres que celles prévues à l'article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur".

 

Mentions légales     CNIL    Droit d'auteur    Nous contacter    Notre newsletter