Projet
de loi sur l'égalité des chances : amendement gouvernemental concernant
les stages en entreprise d'une durée supérieure à trois mois
Le
développement des stages contribue à l'orientation et
l'insertion professionnelle des jeunes. En effet, le stage
permet la mise en
œuvre de connaissances théoriques dans un cadre professionnel,
et donne à l'étudiant une expérience du monde de l'entreprise
et de ses métiers.
Cependant,
il est apparu que des stages peuvent parfois être utilisés
comme une modalité de pré-embauche, voire comme un contrat de
travail dissimulé détournant ainsi le stage de ses finalités
premières.
Le
Gouvernement est soucieux de lutter contre de telles pratiques
abusives, mais il souhaite favoriser le développement d'une
politique de stages bénéfique pour les jeunes et utile pour
les entreprises.
Dans
cette perspective, le Gouvernement entend mettre en place une
charte des bonnes pratiques du stage en entreprise.
Parallèlement,
comme l'a indiqué le Premier ministre le 16 janvier, il
souhaite clarifier les modalités d'indemnisation des stagiaires
en entreprise et garantir une indemnisation obligatoire pour
tous les stages de plus de trois mois.
Le
présent amendement répond à ce second objectif : les
stages de plus de trois mois feront désormais l'objet d'une
indemnisation. Celle-ci comprend outre le remboursement des
frais supportés par le stagiaire (frais de transport, de
restauration...), une gratification correspondant à sa
participation à la vie de l'entreprise. Il appartient aux
entreprises de la fixer mais des accords de branche étendus
pourront permettre une harmonisation au sein d'une même activité
du niveau et des modalités de versement de cette indemnité.
Enfin,
d'autres mesures seront prochainement mises en
œuvre, conformément aux engagement du Premier ministre, afin
de mieux reconnaître la valeur des stages : l'institution
d'une franchise de cotisation sociale à hauteur de 360 euros
d'indemnité mensuelle par stagiaire, la reconnaissance de tous
les stages longs comme un élément de cursus universitaire et
la prise en compte, au travers de négociations de branche, des
stages dans l'ancienneté professionnelle.
APRÈS
L'ARTICLE
3
, insérer l'article suivant :
Les
stages en entreprise d'une durée supérieure à trois mois
font l'objet d'une indemnisation. Celle-ci peut être fixée
par convention de branche ou accord professionnel étendu.
en partenariat avec la
Notre
sélection de livres sur la formation professionnelle
Les
"+ " de Droit de la formation.com
Pour
recevoir gratuitement notre newsletter
Cliquez
ici
Pour
poser une question ou échanger (Forum de discussion)
Cliquez
ici