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Date de parution : mercredi 29 juin 2005

CFDT : Entretien avec Dominique Balmary, président du CNFP

Le CNFP, une instance de plus ou un outil innovant ?
Le CNFP ne succède pas à proprement parler au Conseil national de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi, car il présente des caractères nouveaux en raison du contexte, notamment de la décentralisation, et de ses compétences qui découlent de l’Accord national interprofessionnel de décembre 2003 et de la loi du 4 mai 2004. Le conseil, installé le 14 avril, qui rassemble tous les partenaires de la formation professionnelle, y compris les parlementaires, a donc une physionomie différente des instances précédentes. La formation professionnelle, déclarée obligation nationale par les textes législatifs de 1971, va pouvoir enfin remplir cette fonction. Ce nouveau conseil se distingue également des précédents du fait de son autonomie par rapport au gouvernement. De plus, son président est une personnalité qualifiée, et non un représentant de l’État. Enfin, ses importants travaux d’évaluation sont destinés au Parlement.

Quel ton comptez-vous donner à votre présidence ? Quelles sont vos priorités ?
Je ne sais pas si je vais donner le ton, je m’en soucie peu. Je sais en revanche ce que je vais essayer de faire. D’abord, concernant les avis sur les projets de textes, définir une méthode d’examen et un langage aussi communs que possible. Ensuite, pour notre bilan annuel du financement de la formation professionnelle, le premier objectif sera celui de la transparence. Enfin, en matière d’évaluation, notre souci premier sera l’efficacité de la formation.

Le nombre important des membres du Conseil ne risque-t-il pas de nuire à son efficacité ?
Même si nous ne débouchons pas sur des votes majoritaires, nos débats serviront à éclairer les pouvoirs publics ainsi que l’ensemble des acteurs de la formation. C’est cela, l’essentiel. Car cette instance doit représenter démocratiquement tous les acteurs de la formation mais aussi prendre en compte l’intérêt général. Cela demande du temps. Je ne suis donc pas pressé de constituer un bureau ou une commission permanente. On a d’abord besoin de faire connaissance.  

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