L'accord
sur la formation professionnelle dans la branche du spectacle
vivant a été signé le 2 février 2005 par les cinq
organisations salariales représentatives et quinze organisations
patronales de la branche.
Cet accord vient préciser ou compléter certaines dispositions
issues de la loi du 4 mai 2004. En voici les principaux points :
DROIT INDIVIDUEL À LA FORMATION
• Le droit à DIF pourra être libéré au 1er janvier 2005 à
hauteur de 14 heures pour tous les salariés ayant au moins un an
d’ancienneté dans l’entreprise.
• Le DIF peut se réaliser en tout ou partie pendant le temps de
travail, afin de tenir compte des contraintes particulières
propres au salarié et à l’employeur.
• Formations prioritaires :
les priorités définies par la branche du spectacle vivant en
matière de DIF permettent :
- un financement sur les fonds mutualisés de la formation
professionnelle (0.5% pour les entreprises de 10 salariés et plus
et 0,20% pour les entreprises de moins de 10 salariés),
- une prise en charge des éventuels frais de déplacement et d'hébergement.
Chaque année, la CPNEF-SV
décidera, par secteur d'activité, d'actions et de publics
prioritaires, notamment après l'étude des données communiquées
par l'Observatoire Prospectif des Métiers et des Qualifications
relatives aux évolutions des métiers de la branche et des
besoins en formation qui en découlent.
De plus, toute action de formation demandée par un salarié dans
le cadre du Droit Individuel à la Formation est considérée
comme prioritaire dès lors qu'elle est retenue dans le Plan de
Formation de la branche.
Les listes d'actions prioritaires sont téléchargeables
ci-dessous :
Actions
prioritaires pour les techniciens du spectacle vivant (décembre
2004).
Actions
prioritaires pour toutes les catégories de salariés
CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION (CP)
• L'action de professionnalisation, d'une durée minimale
comprise entre 6 et 12 mois, peut être portée à 24 mois pour
les publics prioritaires suivants :
- les personnes sorties du système éducatif sans qualification
professionnelle reconnue,
- les personnes de moins de 26 ans ou de plus de 45 ans, et les
demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE depuis plus de 6 mois,
visant une qualification inscrite au RNCP, avec une
formation de plus de 400 heures,
- les publics prioritaires identifiés par la CPNEF-SV
• Durée de l'action de formation
La durée des actions de formation, d'évaluation et
d'accompagnement doit être de 25% de la durée totale du contrat,
avec un minimum de 150 heures.
Pour les publics prioritaires définis par la branche audiovisuel,
cette durée peut être supérieure à 25% de la durée totale du
contrat (ou de l'action) de professionnalisation, sans être supérieure
à 50%.
• Rémunération des salariés
Pour la 2ème année du contrat, la rémunération minimale définie
par l'article D.981-1 du Code du travail est majorée de 10% pour
les jeunes de moins de 26 ans ayant une qualification inférieure
au baccalauréat professionnel, et 5% pour les jeunes de moins de
26 ans ayant une qualification au moins égale au baccalauréat
professionnel.
PÉRIODE DE PROFESSIONNALISATION (PP)
En plus des publics définis par l'article L.982-1 du Code du
travail, la période de professionnalisation est ouverte aux
salariés qui reprennent une activité professionnelle suite à un
arrêt de longue maladie.
FINANCEMENT DES COÛTS PÉDAGOGIQUES DES CP ET PP
La prise en charge par l'AFDAS des coûts de formation est plafonné,
par heure de formation, au montant fixé par l'article D.981-5 du
Code du Travail : 9, 15 euros par heure de formation.
Par dérogation, la prise en charge peut atteindre :
- 11 euros par heure de formation pour les formations nécessitant
un matériel spécifique,
- 15 euros par heure de formation pour les formations spécifiques
dont la liste sera établie chaque année par le conseil de
gestion.
Chaque année, le conseil de gestion, en liaison avec la CPNEF-SV,
pourra mettre à jour les plafonds définis ci-dessus.
OBSERVATOIRE DES MÉTIERS ET DES QUALIFICATIONS
Conformément à l'article L 934-2 du code du travail, les
organisations professionnelles décident de créer un Observatoire
prospectif des métiers et des qualifications, dont les travaux
permettront à la CPNEF-SV
de suivre l'évolution de l'emploi.
Les organisations professionnelles confient son fonctionnement à
l'AFDAS, sous l'autorité d'un Comité paritaire de pilotage.
Les missions et les moyens de cet Observatoire, ainsi que la
composition du Comité de pilotage seront fixés dans un accord spécifique.
CONTRIBUTION DES ENTREPRISES DE 10 SALARIÉS ET PLUS
Conformément à l’article L.951-1 du Code du Travail, les
entreprises occupant au minimum 10 salariés, doivent consacrer au
financement de la formation une participation minimale de 1,60% du
montant des salaires versés aux salariés sous contrats à durée
indéterminée et aux salariés sous contrats à durée déterminée,
hors intermittents du spectacle, répartis en :
- 0,20 % au titre :
- des Congés Individuels de Formation,
- des Validations des Acquis de l’Expérience,
- des Congés Bilans de Compétences.
Ces sommes sont obligatoirement versées à l’AFDAS.
- 0,50 % au titre :
- des actions de formation dans le cadre des Contrats de
Professionnalisation et Périodes de Professionnalisation, actions
de préparation et d’exercice de la fonction tutorale, des
formations réservées aux tuteurs,
- des frais de formation des actions mises en œuvre dans le cadre
du Droit Individuel à la Formation pour les publics et les
actions jugées prioritaires tels que précisés à l’article
II-7.
- des frais de fonctionnement de l’Observatoire Prospectif des Métiers
et des Qualifications de la profession, selon les conditions fixées
par l’accord concerné.
Ces sommes sont obligatoirement versées à l’AFDAS.
- 0,30 % au titre :
- du Plan de Formation de la branche.
- des allocations de formation ou remboursement de salaires, et
des DIF lorsqu’ils relèvent des priorités de la branche.
- de toute autre action jugée prioritaire par le Conseil de
gestion de la section professionnelle "spectacle vivant"
dont le financement n'aurait pu être assuré dans le cadre de la
contribution réservée à la professionnalisation.
Les sommes correspondantes sont obligatoirement versées à l’AFDAS.
- 0,60 % au titre :
- des actions de formation mises en œuvre dans le
cadre du Plan de Formation de l’entreprise, et de toute autre
action menée dans le cadre du Droit Individuel à la Formation,
du Bilan de Compétences et de la Validation des Acquis de l’Expérience,
- des allocations de formations pour les formations mises en œuvre
hors temps de travail qui ne sont pas retenues comme prioritaires
par le présent accord ou par un accord de branche,
- de toutes les dépenses imputables au titre de la formation
professionnelle continue (défraiements, salaires et charges, coûts
pédagogiques …).
Les sommes correspondantes ne sont pas obligatoirement versées à
l’AFDAS.
Toutefois, lorsque, à la date légale de versement des
contributions, l’entreprise n’a pas dépensé au bénéfice de
ses salariés la totalité des contributions concernées, elle est
tenue de verser à l’AFDAS les sommes non utilisées.
CONTRIBUTION DES ENTREPRISES DE MOINS DE 10 SALARIÉS
La branche professionnelle du spectacle vivant décide que le taux
de contribution, dès l’année 2004, est égal à 1,50 % des
masses de salaires, répartis en :
- 0,20 % au titre :
- des Congés Individuels de Formation,
- des Validations des Acquis de l’Expérience,
- des Congés Bilans de Compétences.
Ces sommes sont obligatoirement versées à l’AFDAS et gérées
paritairement au sein d’un compte unique créé pour
l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur branche
professionnelle et leur effectif.
- 0,20 % au titre :
- des actions de formation dans le cadre des Contrats de
Professionnalisation et Périodes de Professionnalisation, actions
de préparation et d’exercice de la fonction tutorale, des
formations réservées aux tuteurs,
- des frais de fonctionnement de l’Observatoire Prospectif des Métiers
et des Qualifications de la profession, selon les conditions fixées
par l’accord concerné,
- des frais de formation des actions mises en œuvre dans le cadre
du Droit Individuel à la Formation pour les publics et les
actions jugées prioritaires tels que précisés dans l’article
II-7.
Ces sommes sont obligatoirement versées à l’AFDAS.
- 0,30 % au titre :
- du Plan de Formation de la branche professionnelle.
- des allocations de formation, remboursements de salaires, et des
Droits Individuels à la Formation lorsqu’ils relèvent des
priorités de la branche,
- de toute autre action jugée prioritaire par le Conseil de
gestion de la section professionnelle "spectacle vivant"
dont le financement n'aurait pu être assuré dans le cadre de la
contribution réservée à la professionnalisation.
Les sommes correspondantes sont obligatoirement versées à l'AFDAS.
- 0,80 % au titre :
- des actions de formation mises en œuvre dans le cadre du plan
de formation de l’entreprise,
- des actions de formation mises en œuvre au titre du Droit
Individuel à la Formation lorsque les formations ne relèvent pas
d’actions retenues comme prioritaires par la branche.
- des allocations de formation pour les formations mises en œuvre
hors temps de travail qui ne sont pas retenues comme prioritaires
par le présent accord ou par un accord de branche,
- de toutes les dépenses imputables au titre de la formation
professionnelle continue (défraiements, salaires et charges, coûts
pédagogiques …).
Ces sommes sont obligatoirement versées à l’AFDAS et gérées
paritairement au sein d’un compte unique créé pour
l’ensemble des entreprises. Le Conseil de gestion de la section
professionnelle "spectacle vivant" définit les modalités
de prise en charge de ces différents dispositifs.
CONSULTATION DES INSTANCES REPRÉSENTATIVES DU PERSONNEL
Dans le cadre de la négociation de branche prévue à l'article
L.934-2 du Code du Travail, les partenaires sociaux incitent les
entreprises du spectacle vivant à communiquer, dès leur rédaction,
les délibérations des institutions représentatives du personnel
ainsi que les décisions de l'employeur, à la CPNEF-SV
et au Conseil de gestion de la section professionnelle
"spectacle vivant" de l'AFDAS, par l'intermédiaire de
l'Observatoire Prospectif des Métiers et des Qualifications.